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PostHeaderIcon Doit-on vraiment stigmatiser les riches ?

( 7 votes )

Année: 2013

Durée: 41' 17''

Cette émission du Grain à moudre confronte deux visions de la richesse individuelle: le riche profiteur qui accapare le produit du travail des individus qu’il exploite ou le riche entrepreneur considéré comme facteur de prospérité et d’amélioration des conditions d’existence.

Il est pertinent de distinguer les personnes dont la fortune provient de la création d’une entreprise, des financiers qui s’adonnent à la spéculation, ou des héritiers qui ne font que jouir de leur statut. Comme l’explique vigoureusement le journaliste économique Frédéric Georges-Tudo, il est hautement désirable d’avoir plus de riches de la première catégorie qui, par leur esprit d’entreprise, leur charisme, leur ardeur au travail, créent des emplois et dynamisent le développemenf économique. La sociologue Monique Pinçon-Charlot rétorque que, au contraire, ce sont les ouvriers et les travailleurs de la connaissance qui sont les véritables producteurs de richesse. Certes, sur un terrain d’affrontement, ce sont les soldats qui se battent; mais sans les généraux …

Source: France Culture, Du grain à moudre - Comment parler des riches ?

Ecouter également Hervé Kempf - Comment les riches détruisent la planète, Patrick Viveret sur le RMA (Revenu Maximal Acceptable), Travailler moins pour gagner moins, Le mythe du progrès et du temps linéaire, Comment naît l'homo oeconomicus

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PostHeaderIcon Edward Snowden, nouveau héros du net

( 11 votes )

Année: 2013

Durée: 1 H 07' 26''

Cette émission de C dans l’air se consacre à Edward Snowden, le jeune informaticien américain auteur de révélations fracassantes sur la surveillance électronique à grande échelle mise en place par les Etats-Unis.

Comme le souligne un intervenant, les interceptions de communications que décrit Snowden menacent aussi bien l’intégrité des Etats que la concurrence dans les échanges commerciaux et finalement, la démocratie.

Toutefois, s’il démontre la toute puissance des Etats-Unis et, de manière plus générale, des détenteurs du pouvoir, ainsi que leur impunité, Edward Snowden illustre aussi la vulnérabilité des Big Brothers modernes: ceux-ci doivent en effet prévoir que leurs agissements seront périodiquement dénoncés par l’un ou l’autre de leurs très nombreux collaborateurs ultra-spécialisés. Des dénonciations qui, en raison même de l’existence le la Toile, ne pourront pas être passées sous silence ...

Source: C dans l'air - Pourquoi l'Amérique nous écoute..., 2 juillet 2013, avec Louis Caprioli, Alex Türk, Sébastien Laurent, Christian Harbulot (vidéo disponible pour une durée limitée)

Ecouter également L'utilité du hacking journalistique, Wikileaks, l'avènement du journalisme collaboratif ?, Internet, le nouveau pouvoir de l'individu, Cyberguerre, la menace prend forme, François Asselineau - les Etats-Unis contrôlent-ils l'Europe ?, 10 principes de contrôle de la société

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PostHeaderIcon Echanges sur l’euro, l’Europe, la morale …

( 5 votes )

Année: 2013

Durée: 1 H 22' 51''

Cet enregistrement contient un échange d’idées de bonne tenue entre un économiste, Olivier Berruyer, un financier, Olivier Delamarche et un ancien haut fonctionnaire familier des plus hautes sphères du pouvoir, Bernard Esambert. La discussion porte sur l’euro et ses défauts congénitaux, en lien avec l’intégration européenne, sur la dette publique et les risques qu’elle fait courir aux rentiers et aux épargnants et sur la résignation qui semble s’installer face à l’avalanche d’affaires et de scandales qui entachent les sphères politique et économique.

La qualité des développements favorise la réflexion et permet d’approfondir sa compréhension de la crise qui frappe les pays occidentaux.

En dernière partie d’enregistrement, les intervenants proposent des solutions concrètes et pertinentes pour restaurer un tissu économique et politique sain. Malheureusement, le libertarisme qui souffle de l’Amérique sur l’ensemble de l’économie mondialisée rend toute tentative de réforme très difficile ...

Source: YouTube: ThinkerView - Réfléchissons ensemble (B.Esambert, O.Delamarche, O.Berruyer)

Ecouter également Votre épargne en danger.mp3, Puiser dans l'épargne privée pour rembourser la dette publique, Le cancer de la finance, Notre dépendance absolue envers le système bancaire, Société de la connaissance - société de la conscience, De l'égoïsme moutonnier à l'individualisme éclairé

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PostHeaderIcon Répudier la dette, est-ce une solution ?

( 4 votes )

Année: 2013

Durée: 1 H 05' 43''

Jean-Luc Mélanchon propose de manière péremptoire de s’asseoir sur la dette (de la France). Mais cette stratégie  est-elle réellement envisageable ? Cette question fait l’objet du débat de l’émission C dans l’air du 8 mai 2013 proposée dans cet enregistrement. En raison de la qualité des interventions, celui-ci constitue une belle leçon d'économie politique.

Cela semble contre intuitif, mais un Etat, contrairement à un individu, peut envisager de reporter indéfiniment le paiement de ses dettes, dans la mesure où la durée de vie de l’Etat n’est pas limitée à priori. Ainsi, tant que l’Etat est en mesure d'en servir les intérêts, il peut sans problème émettre de nouveaux emprunts pour rembourser ceux qui arrivent à échéance.

Il va de soi que plus la dette est élevée, plus la charge des intérêts pèse sur le budget de l’Etat. C’est le cas en France où les intérêts de la dette représentent le premier poste du budget public, ce, en dépit du fait que le taux d’intérêt demandé par les marchés au plus bas.

Si l’endettement augmente chaque année, comme c’est le cas de la France depuis plus de 30 ans, il arrive nécessairement un jour où les marchés perdent confiance et commencent à exiger un taux d’intérêt plus élevés pour compenser le risque de défaut accru. Ou alors, pour différentes raisons - retour de l’inflation, retournement conjoncturel - les taux remontent et étranglent le pays surendetté.

Lorsqu’un pays décide de ne pas rembourser sa dette - fait défaut - les marchés cessent de lui prêter de l’argent pendant plusieurs années. Pour la France, dont le déficit public est de l’ordre de 4 % par an, financé par l’emprunt, cela impliquerait de facto une réduction immédiate des dépenses publiques de 4 %, un choc extrêmement brutal sachant que la dépense publique en France représente 56 % du PIB !

“S’asseoir sur la dette” implique de sortir de l’euro et de dévaluer, massivement, ce qui n’est pas indolore en raison du renchérissement du prix des importations (carburants notamment) que cela entraîne. En principe, une dévaluation stimule les exportations, crée de l’emploi. Oui, mais pour autant

  1. que la conjoncture des marchés d’exportation soit bonne
  2. que les produits exportés soient concurrentiels en terme de qualité (les voitures allemandes sont chères, mais se vendent sans problème, au contraire des produits correspondants de milieu de gamme ...)
  3. que les pays “victimes” de la dévaluation compétitive n’érigent pas de barrières douanières ou ne dévaluent pas à leur tour.

L’histoire économique montre que la dévaluation fonctionne, parfois ...

Pour compliquer encore l’équation des finances françaises, toute réduction de la dépense publique a un effet multiplicateur récessif sur l’économie nationale - réduction de la croissance, augmentation du taux de chômage, ce qui se comprend puisque, encore une fois, plus d’un euro sur deux est généré par l’Etat. Une considération qui est invoquée depuis moult années pour différer inlassablement l’assainissement des comptes de l’Hexagone !

Alors la France est-elle un cas à part en Europe, elle qui n’a pas encore réduit sérieusement sa dépense publique, par rapport au Portugal, à l’Espagne, à l’Italie, à la Grèce, à l’Irlande, les pays qui ont empoigné la rigueur à bras le corps ? N’oublions pas que la France constitue, avec l’Allemagne, un des deux piliers de l’Europe …

Invités: Philippe Dessertine, économiste, Agnès Bénassy-Quéré, économiste, Bernard Maris, économiste, Philippe Frémeaux, journaliste économique.

Source: C dans l'air du 8 mai 2013 - Peut-on « s'asseoir » sur la dette ?

Ecouter également France, bientôt en déflation ?, France, les années de vaches maigres se précisent, Puiser dans l'épargne privée pour rembourser la dette publique, La quadrature de l'euro, France dans 6 mois - la dictature ou l'insurrection ?

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PostHeaderIcon Puiser dans l'épargne privée pour rembourser la dette publique

( 5 votes )

Année: 2013

Durée: 38' 46''

Cet enregistrement contient un entretien entre l’actuaire Olivier Berruyer et le gestionnaire de portefeuille Olivier Delamarche, tous deux réputés pour ne pas faire dans la langue de bois. Sujet de la discussion: la dette publique et son remboursement par une ponction sur l'épargne.

Olivier Berruyer donne le ton: "On a 1800 milliards de dette publique. Si on s’imagine que ça ne va rien coûter à personne dans les 5 à 10 ans qui viennent, c’est du niveau Père Noël … Evidemment que ça va coûter. Evidemment qu’il y aura sans doute 1200 à 1500 milliards d’épargne privée qui vont disparaître dans cette période-là … La question, c’est comment ? Est-ce que c’est des impôts, des prélèvements, des taxes, du défaut, de l’hyperinflation ? La seule question est là (…) J’ai tendance à penser qu’il se passera exactement ce qui s’est passé à Chypre, parce que politiquement, c’est ce qu’il y a de moins douloureux".

Est-il vraiment choquant que la dette soit en partie payée par les générations qui ont d’une manière ou d’une autre bénéficié de la consommation à crédit et de tous les excès, économiques, énergétiques, environnementaux ? Ou les charges doivent-elles être reportées sur les générations futures ? Ce débat ne fait que commencer ...

Source: Video Dailymotion: Olivier Berruyer et Olivier Delamarche - Qui va payer la crise ?

Ecouter également Votre épargne en danger.mp3, Le bitcoin, or numérique, Echanges sur l’euro, l’Europe, la morale …, Répudier la dette, est-ce une solution ?, France, les années de vaches maigres se précisent, France dans 6 mois - la dictature ou l'insurrection ?, Le cancer de la finance, Olivier Delamarche sur la crise qui couve ...

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PostHeaderIcon Le cancer de la finance

( 4 votes )

Année: 2013

Durée: 1 H 08' 46''

Cet enregistrement contient la partie de l’émission “Ce Soir où jamais” du 12 février 2013 consacrée à la séparation des activités de banque de dépôt et de banque d’affaires. S’y déroule à nouveau la confrontation entre les tenants du statu quo qui se contentent d’invoquer un (hypothétique) retour de la croissance pour remettre le système économique d'aplomb. Leur répondent ceux qui comprennent qu'il faut dépasser le dogme de la croissance infinie dans un monde fini et qui appellent à une transformation du système.

En 1933, le président Roosevelt annonce la fameuse séparation des 2 types de banque. Pour rappel, la banque de dépôt - la “bonne” banque - collecte l’argent des épargnants dans le but de financer l’économie réelle. La banque d’affaires, entre autres activités, effectue de profitables et risquées opérations spéculatives sur les valeurs financières et sur les matières premières.

Le sociologue et spécialiste de la complexité Edgar Morin dénonce l’importance exagérée de la finance dans l’économie et le risque systémique que cela fait courir à l’ensemble de la société. Mais comme le fait remarquer la journaliste économique Myret Zaki, il est très difficile de lutter contre le surdimensionnement des banques alors que les Etats-Unis continuent à défendre la liberté du secteur financier en dépit d'un risque d'effondrement plus important qu'en 2008 …

Participants au débat

Edgar Morin, sociologue et philosophe, François Lenglet, journaliste économique, Valérie Rabault, députée PS, économiste et vice-présidente de la commission des finances, Marc Touati, économiste, Olivier Berruyer, actuaire et analyste financier, Myret Zaki, journaliste financière, Jacques Cheminade, essayiste, ancien haut fonctionnaire

Source: YouTube - Olivier Berruyer - Ce Soir (ou jamais) - 12 02 2013

Ecouter également Votre épargne en danger.mp3, Financer la transition écologique par la planche à billets, Echanges sur l’euro, l’Europe, la morale …, Puiser dans l'épargne privée pour rembourser la dette publique, Notre dépendance absolue envers le système bancaire, Deux romans haletants sur le gouvernement mondial, Pour changer la société, les monnaies complémentaires

A visiter: l'excellent blog d'Olivier Berruyer sur la crise

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PostHeaderIcon Insurrection électorale en Italie

( 2 votes )

Année: 2013

Durée: 1 H 07' 43''

Les élections italiennes du 24 février 2013 font l’objet de l’émission “C dans l’air” proposée dans cet enregistrement. Pour la première fois en Europe, une protestation s’apparentant au mouvement des Indignés trouve son expression dans les urnes. Une poussée de la démocratie 2.0 qui pourrait bien “planter” - au sens informatique - le système politique italien et se propager à d’autres pays européens.

Le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, contre toute prévision, s'adjuge 25 % des voix. Il est le seul parti à être représenté dans l’ensemble de l’Italie. Son succès naît de la conjonction de 3 crises:

  • crise sociale: la politique de rigueur de Mario Monti, si elle est saluée par les marchés, frappe durement la population en faisant exploser le chômage et les impôts, en accroissant les inégalités et en générant toujours plus de pauvreté;
  • crise de légitimité du pouvoir politique: depuis trop longtemps, les nombreux scandales, la corruption, la multiplication des mandats détruisent la crédibilité des gérontocrates qui gouvernent le pays;
  • crise de confiance envers l’Europe et la monnaie unique: celle-ci est d’autant plus préoccupante que l’Italie était traditionnellement un pays europhile.

Particulièrement intéressant, le fait que Beppe Grillo a construit son succès tout en boycottant les médias de son pays, estimant ceux-ci aussi corrompus que la classe politique. A la place, une campagne sur les réseaux sociaux, accompagnée d'un débat d’idées nourri et participatif sur internet.

En ressortent quelques points saillants du positionnement politique du Mouvement 5 étoiles: revenu de base universel, internet gratuit pour tous, semaine de 20 heures, priorité aux énergies renouvelables, maximum de 2 mandats pour un politicien associé à une démission immédiate en cas de corruption (plus de détails ici).

Beppe Grillo attire la sympathie par sa générosité et son irrévérence. Il est un mélange de Coluche et de Michael Moore, s'étant distingué par son engagement dans de nombreux combats contre les excès du pouvoir ou en matière écologique.

L’émergence de mouvements comme celui de Beppe Grillo - dénoncés comme populistes par l'establishment - sera-t-il compris par les instances dirigeantes comme le signal qu’il est temps de réformer le système en profondeur, ou annonce-t-il le début du chaos en Europe ? L’évolution politique et économique de ces dernières années montre bien à quel point il est délicat de pendre des paris sur l’avenir !

Source: C dans l'air - Italie : populisme et dette abyssale, 12 février 2013, avec Marc Lazar, Dominique Reynié, Philippe Dessertine et Alberto Mattioli (vidéo disponible pour une durée limitée)

Ecouter également Rejet suisse de la libre-circulation, entre compréhension et admiration …, Stéphane Hessel: plus le péril croît, plus le salut surgit ,,,, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, La spirale incontrôlable de l’accélération, Décroissance - réponse politique à la crise, La prospérité sans croissance, réflexions d'un économiste, Société de la connaissance - société de la conscience, La quadrature de l'euro, Manipulation de l’opinion et monnaie unique

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