A écouter: un reportage sur l'omniprésente publicité qui s'adresse aux enfants pour agir sur les parents. En France, un enfant regarde en moyenne 20000 spots publicitaires par an, ce qui laisse une marge par rapport au chiffre de 40000 qui s'applique aux Etats-Unis. Une initiative de la Suède en 1999 visant à interdire la publicité pour les enfants a provoqué une levée de boucliers dans les médias en France ... En donnant la parole à des enfants sur le thème de la publicité télévisée, on prend conscience de la réceptivité de ces futurs consommateurs aux injonctions marketing. La problématique est certes connue, mais étonne tout de même lorsqu'on en voit les manifestations !
Ce reportage se rend sur le terrain pour étudier quelques exemples d'utilisation de technologies de surveillance. Nous rions - jaune - en découvrant les préoccupations d'un client de sex shop qui a réglé son achat avec sa carte de crédit. Nous découvrons la banalisation des caméras de surveillance dont le nombre est en forte croissance. L'exemple de l'introduction d'une borne biométrique dans une cantine scolaire de Morges en Suisse laisse songeur: peut-on y déceler les premières manifestations d'une stratégie visant à habituer les citoyens dès l'enfance à la mise en place du monde orwellien qui se profile à l'horizon ? Cet enregistrement prend un sens particulier si on l'associe à d'autres contributions disponibles sur le site (voir les liens ci-dessous).
Cette interview audio donne la parole à Roberto Saviano, auteur de "Gomorra", le best-seller sur la mafia. Roberto Saviano a grandi en terre de Camorra, dans la région de Naples. Il a écrit son livre pour dénoncer la véritable guerre qui couve dans le sud de l'Italie, laquelle a des dizaines de milliers de morts à son actif. Ses propos sont forts: il parle d'une réalité souvent spectaculaire qui dépasse les représentations qu'en font les réalisateurs d'Hollywood.
Une interview à méditer en relation avec l'éternelle problématique du bien et du mal.
A écouter: comme l'explique Jean-François Gayraud, commissaire divisionnaire de la Police nationale, docteur en droit, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'Institut de criminologie de Paris, la mafia est d'abord une organisation qui opère dans l'ombre: à la différence du terrorisme international, ses agissements ne font pas la une des médias, alors que c'est à travers ceux-ci que nous percevons le monde.
La mafia n'est pas seulement active dans les activités criminelles, mais mais également via des sociétés qui ont pignon sur rue. Un des moyens de blanchir l'argent gagné dans l'illégalité consiste en effet à l'investir dans des entreprises ordinaires. Jean-François Gayraud le souligne: la mafia n'a pu se développer avec une telle ampleur que grâce à la compromission au plus niveau des pouvoirs politiques. Et c'est justement lorsque les institutions étatiques fonctionnent mal ou sont en déliquescence - comme ce fut le cas en Italie dans les années 80 ou à la chute de l'Union Soviétique - que la mafia s'incruste dans le tissus social et économique. La mafia est extrêmement dynamique et sait tirer profit de la mondialisation. Par exemple, la déréglementation du secteur des jeux voulue par l'UE constitue une aubaine pour elle.
Cet entretien est consacré au journal d'informations positives "L'Etre au monde" et à une sélection de sujets qui ont été couverts. Christophe Guyon, journaliste professionnel et instigateur du projet, raconte la circonstance particulière qui l'a amené à créer "L'Etre au monde". Christope Guyon séduit d'emblée par son pragmatisme et son discours mesuré. A bien y réfléchir, et malgré le fait que nous vivons dans un système économique qui, s'il n'évolue pas, va dans le mur, il existe des voies de recherche, des réflexions, des volontés, des chemins pour développer son être qui offrent de quoi se réjouir et se mobiliser.
4 sujets ayant fait l'objet d'un article ou d'un dossier dans "L'Etre au monde" sont abordés en cours d'interview: l'eau, vu sous son angle énergétique, la maison autonome de Patrick et Brigitte Baronnet, la voiture à air comprimé de Guy Nègre et un appareil de mesure de l'énergie des méridiens.
Dans cette interview, David Sterboul, membre du RAP - Résistance à l'Action Publicitaire - distingue le rôle premier de la publicité, qui est de rendre public, d'informer sur l'existence et les caractéristiques de produits commerciaux, de son rôle de matraquage, de conditionnement, de promotion de la surconsommation. Le premier rôle est légitime et souhaitable. Le second, dans le contexte actuel, pose problème.
David Sterboul dénonce l'incroyable: la RATP autorise le déploiement de 400 écrans publicitaires de grande dimension dans les couloirs du métro parisien. Particularité de ces écrans: ils sont équipés de caméras qui détectent quelle zonedu clip vidéo est regardée par le passant ainsi que le sexe et la tranche d'âge de celui-ci, plus certaines caractéristiques vestimentaires. Le RAP dépose plainte. Jugement en juin 2009 ...
François Brune, études HEC, puis aggrégation en lettres, professeur de français, auteur de nombreux ouvrages critiques sur la publicité, explique comment les médias sont passés de l'information, qui s'adresse à la réflexion, à la communication - on fait de l'évènementiel - qui relève de la consommation (de signes symboliques).
François Brune décrit ensuite les mécanismes de la publicité, notamment via le culte de la nouveauté, et son rôle dans la marchandisation du monde. Publicité et surconsommation sont évidemment étroitement liés. D'un produit, la publicité n'évoque pas les aspects amont - les impacts environnementaux et sociaux de sa production - et aval - le traitement des déchets qui lui sont liés ou ses émissions -. Elle donne une vision tronquée de celui-ci.
Pour se diriger vers la société de frugalité que les limites de la planète vont finir par nous imposer, il s'agit de trouver son identité non par le truchement d'objets interchangeables auxquels donne accès le pouvoir d'achat, mais par le développement de l'être et des relations avec l'autre, conclut François Brune.